Le fils Alesi à l'Auto Sport Academy

Catégorie : Auto, Info

Le jeune Giuliano Alesi (photo ci-contre), fils de l’ancien vainqueur du GP du Canada de Formule 1, entrera l’an prochain à l’Auto Sport Academy, pour apprendre le métier de pilote automobile.
Après deux saisons internationales de karting, Giuliano Alesi passera en 2015 à la monoplace dans le championnat de France Formula 4 à l’Auto Sport Academy, basée dans le Technoparc des 24 Heures du Mans. Pour le plus grand plaisir de son père, Jean, ancien pilote de Formule 1 (201 GP entre 1989 et 2001), devenu son premier supporter: « Giuliano a commencé tard à piloter, à cause de moi notamment qui l’ait volontairement freiné. Entre nous, il sait qu’il doit réussir à l’école pour continuer à courir. »


« Ne pas griller les étapes »


Sur le circuit Bugatti du Mans où son fils enchaîne les tours dans le baquet de sa nouvelle F4, papa Jean sait que le moment est venu de passer à l’action: « Comme beaucoup il rêve de F1, d’autant qu’il a pu voir passer de nombreux copains pilotes à la maison. Chez les Alesi on parle de bagnoles tout le temps… Mais je suis là pour le mettre en garde, il ne doit pas perdre de vue que les choses se méritent. » En tant que capitaine de l’équipe de France des circuits, Jean Alesi ne tarit pas d’éloges à l’égard de l’Auto Sport Academy que de nombreux champions des années 2000 ont fréquenté en leur temps. « C’est le meilleur centre de formation qui puisse exister dans le monde et de nombreux pays nous l’envie. A 15 ans, l’âge pour débuter, Giuliano va rencontrer des pilotes de son âge et surtout conduire la même voiture que les autres. Ici, on ne peut pas se trouver d’excuses, à part qu’il faut améliorer son pilotage… Lorsqu’on termine 9e, cela veut dire que les huit classés devant soi sont meilleurs… »
Réfutant l’idée selon laquelle on puisse confier le volant d’une monoplace de pointe à un jeune pilote qui n’a pas gravi les échelons, voire sans palmarès, ni même un permis de conduire, Jean estime également « que griller les étapes n’est pas une bonne chose ». L’ancien pilote de Formule Renault, F3 et F3000 qu’il fut sait de quoi il parle: « Même quand on s’appelle Verstappen et qu’on a un gros talent ! Il fait partie d’un système qui n’est pas bon à mes yeux… »
Plus de 30 ans après ses débuts en course automobile, « à l’occasion d’une course de Coupe Renault 5 sur le Bugatti en 1983 », l’Avignonais a, cette fois, définitivement raccroché le casque où presque puisque son fils porte ses mêmes couleurs. « Je me réjouis d’autant plus de le suivre que je vais redécouvrir les circuits français sur lesquels j’ai débuté, comme Nogaro, Lédenon et Le Mans, bref, les circuits qui ont compté dans ma vie de débutant. » Affecté par les accidents de son ami Schumacher et plus récemment de son protégé en Equipe de France, Jules Bianchi, « c’est dramatique », Jean Alesi sévit aujourd’hui en F1 en tant que consultant pour les besoins de Canal + et de la télévision italienne (RAI).
Le Mans, hier. En 2015, soit vingt ans après la victoire de son père au GP du Canada, Giuliano Alesi (à gauche) fera ses grands débuts en course automobile sur une F4 du centre de formation des pilotes, basé au Mans.