Sébastien Bourdais (Ford) : « Quel programme ! »

Catégorie : Auto, Course

Outre son championnat monoplace (IndyCar), le Manceau renforcera l’équipe Ford sur les grandes classiques américaines d’endurance. On l’attend aussi aux 24 Heures du Mans sur l’une des quatre GT.
En plus des huit pilotes déjà engagés pour courir le championnat des Etats-Unis et le championnat du monde (WEC), organisé par l’ACO, Ford a sollicité le Manceau pour épauler le tandem Hand-Muller (n°66) sur les épreuves longues aux USA et aux 24 Heures du Mans, puisque quatre voitures GT seront audépart de la 84e édition.

Sébastien, à quand remontent vos premiers contacts avec Ford ?

Cela remonte au deuxième semestre 2015, durant la saison d’IndyCar puisque l’équipe Ganassi qui a en charge le programme endurance de Ford évolue également dans le championnat de monoplaces auquel je participe depuis plusieurs saisons.
En fait, la première prise de contact s’est faite par l’intermédiaire de l’un de mes équipiers (spotter) puis j’ai rencontré les responsables… Chip Ganassi me connaissait déjà depuis un moment, mais peut-être qu’il doutait de mon envie de rouler pour un programme GT. Ils ont vite compris que mon envie de gagner était intact et que mon expérience de l’endurance et du Mans était également un atout. Deux nouveaux coéquipiers
Quel sera votre programme ?
Je vais courir toutes les courses longues qui comptent pour le championnat IMSA aux Etats-Unis : Daytona (24 Heures), Sebring (12 Heures) et Petit Le Mans à Road-Atlanta (1er octobre) avec Joey Hand et Dirk Müller. Deux pilotes que je vais apprendre à connaître.
Et les 24 Heures du Mans ?
Chacun sait ce que cette course représente pour moi, qui plus est au volant d’une voiture usine. J’ai déjà eu la chance de courir pour Peugeot (3 fois deuxième, NDLR) et je garde bien l’espoir de gagner Le Mans un jour. Ma dernière participation remonte à 2012 avec Pescarolo - Team sur une Dome. Bien sûr que j’aurais aimé courir pour un constructeur capable de gagner l’épreuve, mais les places sont déjà prises… Maintenant, courir pour Ford est une chance, une opportunité qui ne se refuse pas, un honneur. Je pense qu’en GT la bagarre avec les Aston, Ferrari, Porsche et Corvette va être acharnée. Parallèlement à l’endurance, je repars en IndyCar chez KV Racing et avec l’espoir de faire mieux que la saison passée (2 victoires, 10e du championnat). Quel programme !
Que vous inspire la légende de Ford dans la Sarthe ?
En tant que Manceau je connais les exploits de Ford aux 24 Heures, le duel avec Ferrari, le triplé gagnant en 1966, il y a 50 ans. Déjà à l’époque, la marque allait chercher les pilotes les plus rapides…
La Ford est-elle capable de gagner sa catégorie (Grand Tourisme) ?
La voiture en coque carbone, construite de A à Z par Ford, est très bien née et dès les premiers roulages à Homstead et Daytona elle s’est montrée performante. En course, il faudra voir avec la règle des équivalences (BoP). En tout cas, c’est un beau projet que celui de la famille Ford de revenir en endurance…